On ne le présente plus :  Tromboniste détalant, arrangeur désarçonné, compositeur de bourrées techno-punk, et de gigues prisées dans les raves - party parisiennes, grand amateurs de tricandilles, il est aussi un musicologue reconnu .
Tout ne commença pas aussi facilement pourtant et on garde le souvenir d'une enfance perturbée. Muet jusqu'à l'âge de 33 ans ses parents désespèrent alors d'en faire ce dont il ont toujours rêvé : un bon garçon serviable et doux, toujours civil et prêt à rendre service. 
On met sur le compte d'un choc psychologique violent ce déblocage salutaire qui fit de lui un garçon comme les autres : en effet le 24 septembre 1992 il prend la foudre alors qu'il est comme d'habitude vers 19 heures dans son jardin en train de peler des noix. 
La suite, on la connaît. Par un effet probable de la fée électricité, il devient tour à tour grand séducteur de femmes et arrangeur de talent dans l'orchestre musette de Denis le Rouzic lui même gloire locale rendue célèbre par ses tubes " François " et "  Colorado chanson ". 
Marié à une femme de caractère, il est l'heureux papa d'un petit Lucien, beau bestiau d'un demi quintal qui, à seulement 3 mois, fait déjà le bonheur de ses parents. 
Il a dit :  "En effet seul le langage verbal a pouvoir d'interprétance, c'est le seul à pouvoir tenir des propos sur la signifiance des autres langages :c'est le métalangage de tous les autres langages, et donc de la musique. (In P.U.F ; 1990, "Musique et psychanalyse, un métalanguage dysharmonique").
C'est un peu, somme toute , le cerf-veau du groupe et d'aucuns se plaisent à raconter qu'il est muni d'une énorme verge, ce que votre serviteur n'a pas tenu à verifier. Les membres du groupe le surnomment "la science" ou "grosse toune", au choix. 

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